En Mars-Avril 1999, j'ai passé 15 jours à Bonaire, afin d'y faire de la plongée sous-marine.

Généralités

Bonaire est une petite île des Antilles néerlandaises, juste au Nord du Vénézuela.
C'est une île assez aride. Son économie est basée principalement sur le tourisme (plongée sous-marine et planche à voile), mais également sur l'exploitation de sel, au Sud de l'île.

La capitale est Kralendijk. C'est une ville assez petite, et il n'y a pas de gros hôtels qui défigurent le paysage. Elle a au contraire des petites maisons très colorées, et l'activité touristique est concentrée sur le bord du rivage, avec ses clubs de plongée et ses petits restaurants et bars.

Avec 2 copains, par l'intermédiaire de l'agence de voyages Force4, nous avions pris un forfait qui comprenait l'hébergement dans un bungalow (cf le site Coco palm garden), la location d'une voiture (genre pick-up pour pouvoir y mettre l'équipement de plongée à l'arrière), 12 plongées encadrées (en partant sur un bateau), plus autant de plongées en autonome que nous voulions : il suffit de prendre le nombre de blocs désirés au club, de les charger dans la voiture et de tailler la route.
En effet Bonaire est résolument tournée vers la plongée : on peut plonger tout le long de la côte Sud-Ouest.
Des pierres peintes en jaune, avec en noir le nom de chaque site de plongée, sont disposées le long de la route, marquant l'endroit où s'arrêter. Il suffit alors de se garer sur le bord de la route, de s'équiper et de se mettre à l'eau depuis la rive. Cool, non ?

Le Nord-Ouest

Tout le Nord-Ouest de l'île abrite un parc national : le parc Washington. Heureusement que la voiture de location était un tout-terrains, parce que c'est une piste parfois assez cahoteuse qui sillonne ce parc.
Cette piste est généralement bordée d'arbres assez secs, voire même de cactus, qui foisonnent sur cette partie de l'île.
De temps en temps, une trouée permet l'accès à une plage ou bien à un petit lac où l'on peut parfois apercevoir quelques flamands roses.


Dans un des coins du parc, il y a une zone d'observation, où l'on peut voir quelques oiseaux ainsi que des iguanes.


Dans une autre endroit, il y a une petite plage avec quelques bâtiments, et où les habitants de l'île viennent passer leurs jours feriés, en faisant un petit pic-nic à l'ombre des arbres, dans une ambiance assez relax.



Le Nord-Est

Après être sortis du Parc, nous avons continué notre visite par la côte Nord-Est. Là encore, c'est une zone caillouteuse et sauvage, et dont l'interêt réside dans quelques sites protégés : les indiens Arawaks y ont laissé quelques peintures rupestres assez bien conservées.

Et partout, les inévitables cactus et les épineux semblent être la seule végétation capable de subsister dans ce milieu aride.



Le Sud

Si le Nord comporte quelques reliefs, le Sud de l'île est lui complètement plat. Si plat d'ailleurs que l'on y pratique l'exploitation de sel dans les nombreux marais salants. Ces marais sont séparés de la mer par une petite bande de terre, sur laquelle passe la route qui fait le tour de l'île. Une installation avec des tapis roulants passant par dessus la route, et une jetée permettent de charger le sel directement sur les bateaux qui viennent s'amarrer là (photo de droite).

Autrefois, c'étaient les esclaves qui extrayaient le sel, et ces esclaves étaient logés dans des cabannes en pierre. Ces cabannes ont été conservées et un site commémoratif permet de se souvenir de ce passé douloureux.


Par contre ce sel a fait quelques heureux. En effet, dans les marais salants se développement de micro-organismes, qui sont la nourriture préférée des flamands roses et qui sont à l'origine de leur couleur. D'ailleurs, au second plan de la photo ci-contre, vous pouvez voir un des bassins qui sont teintés d'un rose brunâtre caractéristique.



Pâques

Petite anecdote au passage : nous avons passé là-bas le week-end de Pâques, et nous n'avons pas dérogé à la tradition des oeufs. À un petit détail près : le matin, les moniteurs du club sont allés cacher les oeufs SOUS L'EAU, non loin du bord, dans maximum 4m d'eau. Et nous avons passé une bonne heure les uns avec juste palmes-masque-tuba, les autres équipés avec les bouteilles, à chercher les oeufs dans les anfractuosités du corail ou sous quelques débris qui traînaient ça et là.

C'était très marrant.



La plongée

Si vous êtes interessés par les photos subaquatiques que j'ai prises lors de ces vacances, cliquez sur le poisson ci-dessous


Si vous le désirez, vous pouvez aller voir le site officiel de Bonaire (en Anglais) ou même leur description des sites de plongée.


Impressions

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de cette île. Le plus génial, c'est cette liberté et cette organisation qui permet de plonger quand on veut, où l'on veut.

Durant ce séjour, nous n'avons pas été très gâtés par la météo : ce n'est normalement pas la saison humide, mais du mauvais temps sur le Vénézuela nous a apporté beaucoup de nuages, et même beaucoup de pluie, au point de provoquer sur la fin des inondations un peu partout. Sur les 15 jours, nous n'avons eu que 1 ou 2 jours de corrects et un jour de beau temps, durant lesquels nous avons visité l'île.

Mais n'empêche : j'y retournerai très certainement.